RDC : 62 dossiers de spoliation foncière et immobilière sous enquête à Kinshasa
Le ministère de la Justice et Garde des Sceaux annonce l’ouverture de poursuites dans plus de 62 dossiers liés à des faits présumés de spoliation foncière et immobilière à Kinshasa.
Dans un communiqué publié ce 25 août 2026, le cabinet du ministre de la Justice indique qu’une nouvelle injonction a été adressée, le 19 août, au procureur général près la Cour de cassation afin d’engager des poursuites contre les personnes présumées impliquées dans ces affaires.
Ces enquêtes font suite à une précédente instruction donnée en octobre 2025 à l’Auditeur général des FARDC pour enquêter sur les auteurs, co-auteurs et complices présumés de spoliation de biens immobiliers et fonciers appartenant à l’État et aux particuliers.
Selon le ministère, les dossiers concernent notamment le phénomène dit « Folioman », présenté comme un réseau impliqué dans la falsification de titres et de documents administratifs, ainsi que dans la spoliation et la vente frauduleuse de biens fonciers et immobiliers dans la capitale.
Le ministère affirme qu’une personne identifiée comme Kipasa Kitakya serait à la tête de ce réseau, qui impliquerait également, selon le communiqué, plusieurs avocats, huissiers, greffiers, cadres des Affaires foncières, du Cadastre et d’autres complices présumés.
Les 62 dossiers ont été transmis au parquet afin qu’ils soient traités avec célérité et que, le cas échéant, les personnes mises en cause soient déférées devant leur juge naturel.
Le ministère précise toutefois que ces 62 dossiers ne constituent qu’un premier lot. Les investigations se poursuivent afin d’identifier l’ampleur du réseau et d’établir d’éventuelles ramifications à travers le pays.
Pour renforcer la lutte contre la spoliation immobilière et foncière, le gouvernement dit avoir également instauré un cadre permanent de concertation entre les ministères de la Justice, de l’Urbanisme et de l’Habitat, les Affaires foncières et l’Agence nationale de protection du patrimoine immobilier de l’État.
Kinshasa entend ainsi renforcer la coordination entre les services concernés, sécuriser les titres et documents fonciers et cadastraux et accélérer le traitement des cas signalés. Le gouvernement réaffirme enfin sa volonté de protéger le droit de propriété et le patrimoine public, dans le respect de la loi.
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