RDC : "La politique congolaise doit rompre avec la logique de la prise des armes", plaide le sénateur Jean Bamanisa

 

À la veille de la rentrée parlementaire de septembre, le sénateur Jean Bamanisa appelle à une rupture avec la pratique de la rébellion armée comme voie d'accès au pouvoir en République démocratique du Congo.

« La politique congolaise doit rompre avec la logique de la prise des armes », a déclaré l'élu de l'Ituri.

« L'art dangereux de négocier par la gâchette doit prendre fin. Le cycle de la prise des armes pour accéder aux fonctions doit se terminer », a-t-il martelé.

Un message à l'approche de la session de septembre

À chaque rentrée parlementaire, le Palais du Peuple à Kinshasa devient le théâtre des grandes orientations de la vie nationale. Discours politiques, enjeux sécuritaires particulièrement à l'Est du pays, et débats sur l'avenir des institutions font de la session de septembre un moment crucial de la vie politique congolaise.

C'est dans ce contexte que le sénateur Bamanisa, ancien gouverneur de l'Ituri et figure politique de l'Est, a livré sa réflexion.

Pour lui, la pratique qui consiste à prendre les armes, à créer une rébellion puis à être intégré dans les institutions avec un poste ministériel ou une fonction de responsabilité fragilise depuis des décennies la construction de l'État.

Cette sortie intervient alors que l'Est de la RDC reste en proie à l'activisme de dizaines de groupes armés, dont certains revendiquent des agendas politiques.

Le sénateur plaide pour que la voie démocratique, les élections et le débat parlementaire redeviennent les seuls moyens légitimes d'accéder aux responsabilités publiques.

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