RDC : marche du C64 réprimée, au moins 113 militants de l'opposition interpellés dans le Grand Katanga
La marche de l'opposition organisée par le C64 a été réprimée dans le Grand Katanga, le député national Christian Mwando annonce qu'au moins 113 militants de l'opposition ont été interpellés par la police ce vendredi 18 septembre 2026.
Selon le bilan provisoire livré par l'élu sur son compte X, 53 arrestations ont eu lieu à Lubumbashi, 22 à Kasumbalesa et 19 à Likasi. Les autres interpellations ont été enregistrées dans d'autres villes du Grand Katanga.
Une marche pour dénoncer la crise
Le regroupement politique C64, qui fédère plusieurs partis et mouvements de l'opposition, avait appelé à une marche pacifique sur l'ensemble du territoire pour dénoncer ce qu'il qualifie de "dérive autoritaire" et de "dégradation de la situation socio-économique".
À Lubumbashi, chef-lieu du Haut-Katanga, la manifestation n'a pas été autorisée par la mairie. Un important dispositif policier a été déployé dès les premières heures du matin aux différents points de rassemblement.
Des témoins rapportent que les militants, vêtus pour la plupart en blanc, ont été dispersés à coups de gaz lacrymogènes avant même le début de la marche. Plusieurs ont été embarqués dans des jeeps de la police.
L'opposition dénonce une atteinte aux libertés
Dans son message, Christian Mwando, cadre du parti Ensemble pour la République de Moïse Katumbi et membre du C64, dénonce une "violation flagrante du droit constitutionnel à manifester".
"On ne peut pas prétendre être en démocratie et interdire systématiquement toutes les manifestations de l'opposition", a-t-il fustigé.
Le C64 exige la libération immédiate et sans condition de tous les militants interpellés.
Jusqu'à présent, aucune communication officielle de la Police Nationale Congolaise ni du gouvernement provincial du Haut-Katanga n'a été faite sur ces interpellations.
Cette nouvelle vague d'arrestations risque de raviver les tensions entre le pouvoir et l'opposition, qui accuse les autorités de restreindre l'espace démocratique à l'approche des échéances électorales.
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